L'infarctus
du myocarde se produit quand le muscle cardiaque est privé
de sang riche en oxygène. Les artères coronaires,
fournissant le sang, sont obstruées ou bouchées.
Le cholestérol apparaît comme le principal responsable.
En 1786, le médecin anglais Herbeden notait déjà
que le vin soulageait les douleurs de ses patients atteints
d'angine de poitrine.
En 1970, des recherches sont entreprises par le docteur Arthur
Klatsky, cardiologue du "Kaiser Permanente", centre hospitalier
d'Okland (Californie). Celui-ci entreprend une étude
sur plus de 100 000 personnes.
Les résultats publiés à partir de 1974
indiquent que les consomateurs modérés (1 à
3 verres de vin par jour) ont un risque moindre de décès
par maladie coronariennes (notamment l'infarctus du myocarde):
6,2 pour 1000 contre 8,2 pour 1000 pour les personnes ne buvant
pas de vin, mais 11 pour 1000 pour les personnes buvant plus
de 6 verres par jour.
Le docteur Rimm de l'école de Santé Publique d'Harvard
à Cambridge dans le Massachusetts a calculé que
le risque de maladie cardiaque tombe de 25 à 45% pour
des personnes buvant 1 à 2 verres de vin par jour.
D'après une étude du Docteur Saint-Léger,
parue dans la fameuse revue médicale anglaise The Lancet
en 1979, la France et l'Italie, en tête des consommateurs
de vin (62 litres de vin par an et par habitant), enregistrent
des mortalités par infarctus du myocarde 3 à 5
fois inférieures à celles de l'Ecosse, de l'Irlande
et des Etats-Unis.
Une autre étude parue dans The Lancet un an plus tard,
par le Docteur Werth, montre qu'entre 1969 et 1978, la consommation
de vin aux Etats-Unis s'est accrue de 52% et corrélativement
la mortalité par infarctus du myocarde a diminué
de 22%.
Selon les résultats du Docteur Dean, à consommation
égale, le risque de mort par infarctus est de 1,03 pour
les buveurs de bière, 1,00 pour les spiritueux et seulement
0,47 pour le vin. |

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